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  • Céline
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Au fil des lectures et des ans et notamment grâce à mon professeur de philosophie, monsieur Simonsic, s’est construite cette réflexion que je transcris sous forme de dialogue.
 
Je citerai tout d’abord Saint Exupéry :
D’où les Hommes tirent-ils ce goût d’éternité, hasardés comme ils le sont sur une lave encore tiède et déjà menacés par les sables futurs, menacés par les neiges ? (in Terre des Hommes).
 
Le vieux sage : Si tu veux bien, je vais te poser deux questions et tu devras y répondre de façon la plus rationnelle possible. Es-tu prêt ?
L’enfant : Oui !!
Le vieux sage : Peux-tu définir l’infini ?
L’enfant : C’est quelque chose qui n’a pas de fin.
Le vieux sage : Oui, c’est presque ça. L’infini est quelque chose, dans l’espace, qui n’a ni début ni fin. Et peux-tu m’en donner un exemple ?
L’enfant : La mer est infinie !
Le vieux sage : Ah bon ?
L’enfant : Heu… non, l’horizon délimite la mer. Le ciel ?
Le vieux sage : Tu perçois le ciel comme infini ?
L’enfant : Non parce que je ne peux en voir qu’une partie, là aussi des lignes le délimitent. Mais je sais qu’il est infini.
Le vieux sage : Comment le sais-tu ?
L’enfant : Je voulais dire l’univers est infini.
Le vieux sage : L’a-t-on démontré ?
L’enfant : Ah, non. Les scientifiques disent même qu’il est en expansion mais fini…
Le vieux sage : Bon, alors tu as l’impression qu’il est infini parce qu’il est immense mais par ni par la perception ni par une démonstration rationnelle, nous ne pouvons assurer aujourd’hui qu’il est infini.
 
Le vieux sage : Peux-tu définir l’éternel ?
L’enfant : L’éternel c’est quelque chose, dans le temps, qui n’a ni début ni fin.
Le vieux sage : Peux-tu m’en donner un exemple concret ?
L’enfant : notre planète ?
Le vieux sage : Elle a été créée il y a plusieurs milliards d’années mais elle a bien eu un début, une naissance.
L’enfant : Le soleil ?
Le vieux sage : Il finira par s’éteindre, sa durée de vie n’est pas éternelle…
L’enfant : Les pierres ?
Le vieux sage : L’érosion les use.
L’enfant : Alors je ne sais pas…
Le vieux sage : Pour l’instant, tu n’as pas d’exemple ; tu m’en donneras un si tu trouves.
Je résume : tu sais définir l’infini et l’éternel et pourtant ces « éléments » n’existent pas autour de nous.
Or, un philosophe a dit un jour que nous ne pouvons remarquer l’absence d’un inconnu.
J’en arrive à la conclusion suivante: si nous sommes capables de constater que ni l’infini, ni l’éternel n’existe dans notre monde, malgré la connaissance que nous en avons, c’est que nous les avons connus « avant » et / ou « ailleurs » ou bien c'est une construction de l'esprit.
S’il s’agit d’une construction de l’esprit, cette construction répond à un besoin ; et comme tout besoin, celui-ci correspond à un manque - créé par une insatisfaction -  et donc à quelque chose qui ne nous manquait pas "avant" ou "alleurs".
 
Donc le fait que nous sommes capables de concevoir ces deux entités implique qu’il existe autre chose que le monde que nous percevons. A son tour, l’existence de cette autre chose implique que notre identité n’est pas faite que de notre apparence physique, mais d’un élément qui appartient (ou a appartenu ou appartiendra) à cette autre chose.
Car, sinon, cet ailleurs ne serait pas accessible par nous et donc n'existerait pas pour nous.
En conclusion, il existe autre chose que le monde sensible et autre chose que la personne physique que nous sommes.
Appelle ces autres choses comme tu veux : Dieu, au-delà, âme, etc… peu importe le vocabulaire.
Tu l’auras compris, je ne parle ni de paradis ni de justice divine etc… mais d’autre chose qui existe au même titre que notre monde sensible.
 
L’enfant se tourna vers le vieux sage et lui sourit.
A partir de là, l’espérance est permise...
 

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