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  • Céline
24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 22:04

Deux hommes, tous les deux gravement malades occupaient la même chambre d'hôpital. L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre homme devait passer ses journées couché sur le dos.

Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances.

Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors.

L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux, modèles réduits.

Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel.
De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.

Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là. Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante.

Les jours et les semaines passèrent.

Un matin, à l'heure du bain, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil.

Attristée, elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps. Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre.

L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors.

Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit.

Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or tout ce qu'il vit, fut... un mur !

L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité.

L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. "Peut-être, a-t-il seulement voulu vous encourager", commenta-t-elle.

 

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres épreuves.

(Anonyme)

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 23:04

Una carezza hè morta

E balla u tempurale

Chjudimu a nostra porta

Corre corre u male

Sta sera u mo figliolu

Face u fretu fora

Sta sera u mo figliolu

Chjinemuci a bon’ora

 

Dumane farà ghjornu

E puderemu andà

A dicerai tù

A strada di u campà

 

A sai in casa nostra

Ci hè tante cose à fà

Dumane farà ghjornu

Lesciami sunnià

 

Stasera u mo figliolu

Face u fretu fora

Sta sera u mo figliolu

Chjinemuci à bon’ora

 

Inno chi u veranu

Un ci hà abbandunatu

Vulterà pianu pianu

Ancu ellu s’hè calatu

 

Inno chi a sperenza

Un ci hà micca lasciatu

Un perde pacienza

Ancu ella hè tribulata

 

Dumane in casa nostra

Ci hè tante cose da fà

A dicerai tù

A strada di u campà

Sta sera u mo tesoru

Face u fretu fora

Stasera u mo tesoru

Chjinemuci à bon’ora.

 

GFB Ferrari Rongiconi

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 22:54

I paesi in ruina forzanu u rispettu: quandu omu si camina tra e vecchje strette di petra frustate da tanti passi, induve l'arba muvrella ùn pare più che l'ultimu cementu, omu si cala a voce sin'à un sùssuru, cumu si avessi paura di discittà i spiriti di issu locu; hè una stonda quasi religiosa. Si sente cum'è una prisenza: ghjiè l'ànima di u paese chi si stende cumu u soffiu di u ventu; si pare di respirà un'altra aria, fora di u tempu. Isse muraglie so insurpate di antiche memorie. E case anu una fortezza, s'imponenu più che un christianu, so a memoria di u locu. E quandu si pesa u ventu tra e rame di e fiche, inradicate in e petre di i muri, si pare chi e case cumincianu à cuntà a so storia.

 

 Céline

 

Les villages en ruine forcent le respect: quand l'on se promène à travers les vieilles rues de pierre usées par tant de pas, où l'herbe folle ne paraît plus que l'ultime ciment, on baisse la voix jusqu'au murmure, comme si l'on avait peur de réveiller les esprits de ce lieu; c'est un instant quasi religieux. On sent comme une présence: c'est l'âme du village qui s'étend comme le souffle du vent; on a l'impression de respirer un autre air, en dehors du temps. Ces murailles sont imprégnées de mémoire antique. Les maisons possèdent une force d'âme, leur présence est plus imposante que celle d'un homme. Et quand le vent se lève à travers les branches des figuiers enracinés dans les pierres de ces murs, on dirait que les maisons commencent à raconter leur histoire.

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 22:16

J’ai fait un rêve : je cheminais sur une plage, côte à côte avec le Seigneur. Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte, la mienne et celle du Seigneur. Je me suis arrêté pour regarder en arrière ; en certains des points, au lieu de deux empreintes, il n’y en avait qu’une. Les points à empreinte unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence : jour d’angoisse, jour d’égoïsme ou de mauvaise humeur. Jours d’épreuve et de doute. Alors, me retournant vers le Seigneur, je lui dis :

- « N’avais-tu pas promis d’être avec nous chaque jour ? Pourquoi m’as-tu laissé aux pires moments de ma vie, aux jours où j’aurais eu tant besoin de Toi ? ».

Et le Seigneur me répondit : 

-  « Mon enfant, les jours où tu ne vois qu’une seule trace sont les jours où je t’ai porté ».

 

Adémar de Barros Fable brésilienne

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 22:05

Je viens du ciel et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi
D'un musicien qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois
De leur amour plus bleu que le ciel autour
Cabrel

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 21:51

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.

        Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.

   Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.

   Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.

   Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.

   Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre. 

 Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.

      Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,

   Tu seras un homme, mon fils. 

Rudyard Kipling

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